Llengües i llengua
Blogs de la UAB | De tot una mica en llengües

Terminologia familiar. La mare afí, el pare afí, la família enllaçada…

Hi ha moltes paraules per descriure la família reconstituïda: reconstruïdes, transformades, rearmades, recompostes, familiastres, ensamblades, de segona volta, noves,…[2]. El terme més utilitzat i atestat per la Gran Enciclopèdia és «família reconstituïda».[7]

L’organització Projecte Vadepapus (una xarxa de famílies reconstituïdes) des del 2015 actua per canviar la terminologia i proposa com a alternativa «família enllaçada»[12] com a alternativa al terme més tècnic «reconstituïda», una proposició de Berta Rubio Faus que el 2016 va rebre el premi d’un concurs del Termcat.[13] L’alternativa té per objectiu deixar de banda la terminologia «família reconstituïda» ja que faria al·lusió a una cos que s’ha de tornar a constituir després de trencar-se. Tot i això, la paraula reconstituir no té cap conotació negativa en català com que significa «constituir de nou, tornar el vigor a algú…».[14] Vadepapus va apostar per aquesta expressió nova per què a la nova família es creen una sèrie de llaços (que no són sanguinis) i de l’altra perquè tal família està enllaçada amb les altres unitats familiars a les quals pertanyen tots o alguns dels nens de la nova família. El Diccionari de serveis socials va acceptar l’expressió nova com a sinònim.[15]

Les paraules «padrastre» i «madrastra» significaven en llatí «que s’assembla a un pare o una mare, però no ho és completament» aviat amb una conotació negativa.[16] El dret civil català té la paraula «afí» per designar el «parent per afinitat» ja des de l’edició 2007 del Gran Diccionari de la Llengua Catalana.[17]

En castellà, el terme «família ensamblada» va ser creat a Argentina par la psicòloga María Silvia Dameno, juntament amb Dora Davison[cal citació] després de l’entrada en vigor de la llei de divorci (1987), ja que aquest grup humà és cada vegada més significatiu en l’àmbit demogràfic, però constituïa un cas concret de canvi social no reconegut institucionalment en molts països.[18] En aquella època, alguns terapeutes parlaven de famílies «mixtes» seguint Virgínia Satir, encara que el terme no és específic ja que inclou també les famílies adoptives i les de criança.[19] El mot «familiastra» no ajudava a tenir una visió positiva. Fos com fos, el nou grup familiar mancava de denominació específica i positiva, la qual cosa col·laborava a la seva invisibilitat estadística i social. El terme ensamblada es va generalitzar a Argentina fins a ser d’ús corrent actualment a tota la zona de llatinoamèrica.[cal citació]

Partint del preconcepte legal i religiós de família urbana, de classe mitjana i de primeres núpcies, tota família que s’aparti d’aquest model ha estat estigmatitzada i patologitzada. En societats de tradició majoritàriament cristiana, aquestes unions diferents han hagut d’enfrontar una càrrega negativa molt forta, imposada des de la societat mateixa, amb «mala premsa» als mitjans i permanents obstacles legals, jurídics i socials que en molts països encara es mantenen


Llegir, millor en paper

22 mars 2019, Maître de conférence en neuropsychologie, Université de Strasbourg, The conversation

Forme, couverture du livre, odeur, nombre et épaisseur des pages aident notre cerveau à intégrer les informations qui lui parviennent.Les écrans de téléphones mobiles, de tablettes et d’ordinateurs envahissent notre quotidien, et voilà dictionnaires, fiches de cours ou même classiques de la littérature à portée de clic. Faut-il inciter les élèves à profiter à 100% de ces facilités d’accès inédites au savoir, et renvoyer le papier au passé ? Rien n’est moins sûr si l’on se penche sur les derniers résultats de la recherche.
Depuis le début de ce siècle, plusieurs dizaines d’études ont été menées pour évaluer les effets du support de lecture sur les performances de compréhension de textes qui pouvaient être soit documentaires – manuels scolaires, ouvrages universitaires – soit narratifs – fictions, romans…
Les résultats de ces études ont été repris dans deux méta-analyses publiées en 2018 ; celle de Kong, Seo et Zhai, portant sur 17 études, publiée dans le journal Computers & Education, et celle de Delgado et de ses collègues, portant sur 54 études effectuées auprès d’un total d’environ 170 000 lecteurs, et publiée dans Educational Research Review. Il en ressort que la compréhension de textes est significativement meilleure lorsque la lecture s’effectue sur papier que sur écran.

Habitudes de lecture

Si Kong, Seo et Zhai (2018) n’ont pas pris en compte la nature des textes (documentaires ou narratifs) comme critère, Delgado et ses collègues ont en revanche constaté que la différence entre papier et écran se manifestait dans le cas des textes documentaires, des textes à la fois documentaires et narratifs, mais pas des textes uniquement narratifs. Les auteurs apportent deux éléments d’interprétation à ce résultat :

  • les textes documentaires font appel à des traitements cognitifs plus complexes impliquant par exemple l’utilisation d’un vocabulaire académique très spécifique
  • ils sont moins connectés aux connaissances que possèdent les lecteurs sur le monde réel, tout cela rendant la compréhension à la fois plus difficile pour ce type de textes et en même temps plus sensible à la nature du support de lecture.

Pour expliquer cette plus grande facilité de compréhension sur un support papier, le premier facteur que l’on pourrait invoquer serait celui de l’expérience. Les technologies numériques étant relativement nouvelles, les habitudes de lecture sur écran seraient moins ancrées que celles sur papier. Une façon de tester ce facteur serait de vérifier si, dans les publications les plus récentes, où les participants affichent donc une familiarité plus grande avec les écrans, les écarts de compréhension s’atténuent entre les supports.

Or, comme Delgado et ses collègues l’ont constaté, c’est exactement l’inverse qui se produit : la différence de performances de compréhension entre écran et papier s’accroît dans les études les plus récentes par rapport aux plus anciennes. Le manque relatif d’expérience par rapport à la technologie n’explique donc pas les avantages du papier en matière de lecture.

Expérience sensorielle

La matérialité du livre imprimé serait-elle alors le facteur décisif ? En effet, la lecture d’un livre implique non seulement l’analyse et le traitement de ce qui y est écrit mais aussi l’association entre un contenu et un objet riche d’un point de vue sensoriel. Forme, couverture du livre, odeur, nombre et épaisseur des pages aident notre cerveau à intégrer les informations qui lui parviennent et à mieux les retenir dans la durée.

En stockant des milliers d’ouvrages, tablettes et liseuses permettent certes d’alléger les cartables, mais, lus sur un même support, manuels scolaires et romans seront associés à une expérience sensorielle moins spécifique et seront par conséquent moins bien traités et mémorisés. Les résultats d’une étude qui vient d’être publiée par Mangen, Olivier et Velay (2019) vont dans ce sens.

Les auteurs ont demandé aux participants de l’étude de lire un long texte narratif en utilisant soit un livre soit une liseuse. Si les performances générales de compréhension mesurées étaient globalement les mêmes, quel que soit le support, la lecture sur papier permettait de mieux se rappeler où les phrases sont apparues précisément et dans quel ordre les événements se sont déroulés.

Les auteurs considèrent ainsi que la manipulation d’un vrai livre pendant la lecture apporte des informations sensorielles et motrices plus riches, ce qui permet de mieux traiter et de mieux mémoriser le texte et l’organisation temporelle des événements décrits. Ainsi, les données scientifiques actuelles nous amènent à continuer de privilégier la lecture de livres imprimés si l’on souhaite favoriser la compréhension et la mémorisation de ce qui est lu.


Apunts bàsics per subtitular

From A Proposed Set of Subtitling Standards in Europe

by Fotios Karamitroglou, PhD Audiovisual Translation, UMIST, Manchester, UK, and others

  • Màxim de 40 caràcters en una línia (comptant-hi els espais)
  • A maximum of two lines of subtitles should be presented at a time. This would guarantee that no more than 2/12 of the screen image would be covered by subtitles at a time. In the case of a single-line subtitle, this should occupy the lower of the two lines, rather than the top line in order to minimise interference with the background image action.The reading speed of the “average” viewers (aged between 14-65, from an upper-middle socio-educational class) for a text of average complexity (a combination of formal and informal language) has been proven to range between 150-180 words per minute, i.e. between 2 1/2-3 words per second. This means that a full two line subtitle containing 14-16 words should remain on the screen for a maximum time of something less than 5 1/2 seconds. However, we would actually have to expand the estimate to around 6 seconds.
  • Line division (Cristiana Coblis)
    Line division is particularly important to how subtitles look on screen and most particularly the speed of reading and comprehension. If the text fits on one line, keep it on one line, the viewer will be happy to see more of the screen. If the text does not fit on one line, then you should try to divide it as best as possible, keeping in mind the following basic principles:
    1. Divide at punctuation marks (“,”, “.”, “:”, “…”)
    2. BEFORE conjunctions (i.e. you should have the conjunction on the second line: and, or, because, etc.)
    3. BEFORE prepositions (i.e. you should always move the preposition on the second line, ex: on, for, in, inside, on the outside of, etc.) Watch out for compound prepositions.
    4. DO NOT SEPARATE a noun from its article (i.e. do not leave the article “a”, “an”, “the” on the first line and the noun on the second line).
    5. NO DOT DIVIDE a name, whenever possible and whenever you have plenty of space the keep it together.
    6. NO NOT DIVIDE compound or reflexive verbs (i.e. do not leave the auxiliary, reflexive, negative particle etc on the first line and main verb on the second line.)
    7. NO NOT DIVIDE verbal phrases, idioms, expressions
    8. Do not split abbreviations
    9. Try not to divide the subject from the verb whenever the space allows it.
    10. DO NOT LEAVE ONE WORD on a line even if it is followed by punctuation.

Anglicismes i argot empresarial

L’argot de l’«office»

El llenguatge empresarial està cada vegada més envaït per expressions anglosaxones que, segons asseguren els lingüistes, sovint s’utilitzen per simple «esnobisme» o per «fanfarroneria»
José luis salinas 24.02.2018 | 06:30

El que segueix és un exemple d’una jornada de treball frenètica per a un directiu modern. Comença així: després de fer un checking al mail es reuneix amb el seu equip per fer un brainstorming i repassa algun briefing. Després participarà en alguna jornada sobre el branding que ofereix algun coach, en la qual és obligatori fer un coffee break amb altres CEO per intercanviar opinions sobre el món de les start up. I com que està començant en això dels negocis, per rematar la tarda s’ha apuntat a una sessió de mentoring. Un dia complicat. Sobretot, si no se sap anglès.

Si s’ha perdut, tranquil. Pot ser que moltes paraules li sonin xinès. Al principi, entrar a l’argot costa i el llenguatge econòmic i, per extensió l’empresarial, està cada vegada més esquitxat per aquests anglicismes. L’acadèmic de la RAE Salvador Gutiérrez Ordóñez explica que això ocorre perquè l’economia des de sempre beu molt de l’idioma de Shakespeare.

«És molt comú l’ús d’aquests termes perquè, al final, els economistes utilitzen argot comú amb anglesos o alemanys i això els facilita la comunicació», apunta. També fa autocrítica i assegura que en moltes ocasions «hi ha massa lentitud a l’hora d’adaptar nous termes a l’espanyol». I això que la RAE, on ocupa la butaca «S», i la Fundéu tenen un departament per intentar agilitzar aquestes convalidacions. Així i tot, hi ha un coll d’ampolla important que impedeix que els idiomes creixin.

Encara que hi ha ocasions en què la traducció és ben senzilla. Per exemple, networking pot substituir-se fàcilment per treball en xarxa; mentoring per assessorament, o, més fàcil encara coffee break per pausa per a cafè. Però el cas és que aquests termes s’han anat introduint en el llenguatge de moltes companyies o associacions empresarials, especialment en les més joves, que als seus programes per anunciar jornades o diferents esdeveniments inclouen de forma habitual aquestes paraules. Gairebé sempre sense una traducció al costat.

Antonio Jiménez-Muñoz, professor del departament d’Anglès de la Universitat d’Oviedo, té una explicació per a aquest fenomen. «Com que les empreses són cada vegada més internacionals el vocabulari va girant cap a l’anglès», assenyala. És a dir, que la vocació d’obrir-se al món de moltes companyies fa que acabin important molts termes del llenguatge que van aprenent.

El docent assegura que «la creixent concentració empresarial i de capitals, la internacionalització de les empreses i la globalització dels mercats fa que s’usin o adoptin termes de l’anglès amb molta més facilitat». Hi ha diversos motius que poden explicar aquestes causes. «Bé perquè l’origen cultural de la paraula està al món anglosaxó», assenyala. És el cas de termes com coworking, que es pot traduir com a treball en equip i que és molt utilitzat, per exemple, als vivers d’empreses. També pot passar, afegeix Jiménez-Muñoz, que la traducció sigui més llarga. Ocorre amb el terme email, que acaba convertint-se en correu electrònic.

Un altre factor és que la traducció sigui complexa i sigui més comprensible en anglès (per als qui coneguin l’idioma) que quan s’intenten buscar les paraules adequades per traduir. El professor de la Universitat d’Oviedo assegura que això succeeix amb termes com know-how i que alguns diccionaris tradueixen com el coneixement tècnic o administratiu que és imprescindible per dur a terme un procés comercial. Però, al cap i a la fi, assenyala, «tot això ocorre perquè llegim i investiguem en anglès, per una qüestió atractiu o de connotació, perquè leverage sona millor que apalancament o soft skills millor que habilitats toves».

Això sí, hi ha un altre tipus de raons molt diferents, però també poderoses i freqüents. Ho il·lustra el mateix Jiménez-Muñoz: «Ara bé, per què en una botiga de barri hi ha sales i no rebaixes és una qüestió de pur esnobisme». Seguint aquesta explicació hi ha qui diu que es valora més una persona que introdueix aquest tipus de termes a les seves converses que una altra que no ho fa encara que estigui més preparada.

Salvador Gutiérrez apunta també cap a un altre objectiu. Segons el seu parer, les agències de publicitat també tenen un paper fonamental a l’hora de popularitzar i difondre aquests anglicismes. Moltes vegades s’utilitzen per una simple qüestió de «moda» o de «fanfarroneria», assenyala l’acadèmic. «El que caldria fer és utilitzar el terme en espanyol quan sigui possible. Però introduir termes estrangers al llenguatge està bé en el cas que no n’hi hagués», recomana.

El domini de l’anglès no es queda només en l’àmbit econòmic. Ni molt menys. I que en el llenguatge popular acabi imposant-se un terme en anglès o en català no és una qüestió científica. Explica l’acadèmic que en castellà, per exemple, en el cas del futbol va intentar introduir-se la paraula castellana «balompié». Però no va quallar en absolut. En canvi, amb un altre terme esportiu va ocórrer tot el contrari. Baloncesto va acabar imposant-se en la societat amb bastant claredat sobre basket.

Regió 7, 25 de febrer de 2018


Treball i feina, iguals però diferents

Treball o feina?                     ‘Feina’ o ‘treball’?

Totes dues paraules existeixen i són correctes però n’utilitzarem una o altra depenent del context.

Feina vol dir “ocupació concreta durant la qual es desenvolupa una activitat”.

Per exemple, direm que tinc una feina molt estressant: sóc bomber; i a més, ara tindré molta feina perquè arriba l’estiu i es dispara el nombre d’incendis. Tinc una feina molt estressant: sóc el director d’una multinacional.

En canvi, treball vol dir “esforç continuat amb què es desenvolupa una ocupació concreta”. També  fa referència a “l’obra produïda, especialment en l’àmbit acadèmic”.

Com a exemple de treball, en el primer cas que comentàvem, podríem dir que la meva feina a l’empresa implica un treball intel·lectual molt important. En el segon cas: Els alumnes van lliurar el treball d’història la setmana passada.

Hi ha, a més, altres casos que poden ser ambigus, però que podem resoldre així:

  • Quan sigui sinònim de dedicació, és a dir, quan ens referim a la durada d’una activitat, farem servir el mot feina: “El treball de final de curs m’ha comportat un munt d’hores de feina.“
  • Quan l’activitat estigui relacionada amb els àmbits econòmic, laboral o administratiu, farem servir el mot treball: “En Martí ha trucat a l’empresa de treball temporal“; “el Departament de Treball ha de fer front a un repte molt important durant la crisi econòmica.“

Font

El llibre de la llengua catalana, XIII, i  el CNL L’Heura


L’ortografia del francès, lluny del català?

L’invention de l’écriture représente une avancée technologique majeure ayant révolutionné la pensée humaine. Elle a rendu possible la confection de listes et de tableaux, une moindre sollicitation de la mémoire, l’émergence de la pensée scientifique. Pour cela, l’humain a dû se doter d’une forme de représentation conventionnelle de la langue par écrit.

Ainsi, une réponse simple à la question posée en guise de titre pourrait être que l’orthographe permet de transcrire, de passer de l’oral à l’écrit. Concrètement, on utiliserait des lettres codant des sons (pour les langues comportant un alphabet). Mais la situation du français contemporain est très loin de cette relation directe entre parlé et écriture.

La complexité de l’orthographe française

Pour ce qui est du français, un des problèmes majeurs, c’est que l’on dispose de 26 lettres (héritées en grande partie de l’alphabet latin) pour transcrire 36 sons. Pour surmonter cette difficulté, on a ajouté des accents et combiné des lettres (par exemple ch, gn, in). Mais si l’on y regarde de près, on s’aperçoit que les combinaisons de lettres et les diacritiques transcrivent des sons qui sont déjà codés par d’autres caractères (ph/f, au/o, ai/é, ç/s). Et que dire de ù qui n’est utilisé que dans le mot où ? Ou bien encore de monsieur dans lequel on et eu renvoient au même son et où le r final ne se prononce pas. En conséquence, cela a effectivement permis de représenter tous les sons mais au prix d’une complexité énorme : plus d’une centaine de possibilités pour coder 36 sons alors qu’une langue comme le finnois en possède seulement une vingtaine.

De plus, il y a plusieurs siècles, à une époque où les rares lettrés maîtrisaient aussi le latin, des lettres étymologiques muettes ont été volontairement introduites en parallèle de l’évolution naturelle calquée sur la prononciation. Et à cela, on peut ajouter toutes les règles d’orthographe grammaticale qui sont venues encore complexifier l’ensemble (marques d’accord, conjugaison, pluriel, accord du participe passé…). On se retrouve alors avec des cas comme le suivant où il y a une seule marque de pluriel à l’oral (la différence de prononciation entre le et les) pour cinq à l’écrit : Le_s_ joli_s_ petit_s_ tableau_x_ multicolore_s_. L’orthographe française est donc très peu transparente c’est-à-dire que le passage du français parlé au français écrit est extrêmement complexe et difficile à prévoir à partir de règles. Elle comporte également de nombreuses lettres muettes.

Pourtant, l’orthographe est une construction issue de choix explicites d’un petit nombre de personnes et non d’une évolution naturelle. L’orthographe, ce n’est pas la langue mais seulement sa codification écrite. En 1835 par exemple, l’Académie française a proposé et obtenu la modification graphique de plusieurs milliers de mots dont la suppression du h ou la substitution de ph par f dans certains mots comme fantaisie, flegme et trône (qui précédemment s’écrivaient phantaisie, phlegme et thrône). Et nénufar n’est devenu « officiellement » nénuphar qu’en 1935.

Bref, les choix d’aujourd’hui ne sont pas les mêmes que ceux d’hier ou de demain, comme le montrent ces deux extraits des « Observations de l’Académie Françoise sur les Remarques de M. de Vaugelas » (1704) qui exhibent les formes recommandées à l’époque : du parti de ceux qui cro_yent__ et ne sont plus employ_ez_. Mais, si cela dépend de choix, pourquoi avoir conservé une orthographe aussi compliquée ?

Les raisons de la complexité

De manière assez étonnante, l’orthographe du XVIIe siècle, élaborée par et pour les lettrés connaissant le latin, n’a pas été repensée à l’époque de la démocratisation de la scolarité en France, période durant laquelle l’école représentait le seul contact avec le français pour des millions d’enfants. On a donc conservé des conventions fort complexes et depuis 1835 aucun changement notable n’est intervenu.

Cette situation a pour conséquence qu’aujourd’hui l’orthographe pose des problèmes dans l’apprentissage de l’écriture et de la lecture, avec un nombre élevé d’enfants dyslexiques ou dysorthographiques et d’adultes en situation d’illettrisme. De plus, le français écrit est central dans la scolarité. C’est lui qui donne accès aux autres matières. Il est donc la cause d’une part importante de l’échec scolaire. Par ailleurs, l’orthographe sert d’outil de sélection dans le cadre d’examens, de concours, de recrutements professionnels voire même de rencontres amoureuses.

Or, l’aspect discriminant n’est pas, comme on pourrait le penser, un dommage collatéral. C’est au contraire une conséquence tout à fait voulue, comme l’atteste la célèbre citation de Mézeray (1673), membre de l’Académie française :

« [L’Académie] déclare qu’elle désire suivre l’ancienne orthographe qui distingue les gens de lettres d’avec les ignorants et les simples femmes. »

Tout ceci explique pourquoi, quand on écrit en français, on a l’impression que celui-ci a été truffé de pièges, de formes les plus éloignées que possible d’une écriture à base de règles intuitives, à l’image de sonneur qui prend deux n et sonore qui n’en prend qu’un.

Cette situation oblige à consacrer un temps considérable à l’enseignement de l’orthographe du français, au détriment des autres matières et des autres compétences langagières (savoir structurer un texte, présenter de manière claire et ordonnée une argumentation). Et cela pour un résultat somme toute assez modeste et qui empire dans le temps. Par comparaison, les petits Finlandais obtiennent des résultats meilleurs que les Français en lecture pour un temps d’enseignement de l’orthographe nettement plus faible, le finnois étant une langue beaucoup plus transparente que le français. Dans ces conditions, n’est-il pas temps de regarder notre orthographe avec lucidité afin de trouver de véritables solutions ?

Pour une réelle démocratisation de l’écrit

L’orthographe n’est pas intouchable et elle n’a pas atteint une sorte de perfection indépassable, ce qui n’aurait aucun sens. Heureusement, le français n’est pas une langue morte et continue d’évoluer. Il est donc important de lancer un grand débat sur le rôle que la société souhaite assigner à l’orthographe (outil de sélection ou moyen d’accès facilité vers l’écrit). Cela conditionnera notre capacité à améliorer l’apprentissage des élèves et à amplifier la diffusion du français à l’étranger.

Le perfectionnement des méthodes d’enseignement seul ne permettra pas d’avancées significatives. Le temps consacré à l’orthographe, aussi important soit-il, est insuffisant et le restera si l’on continue à enseigner sa forme actuelle. Sauf à diminuer le temps dévolu aux autres matières, ce qui n’est pas souhaitable. Il faut donc une réflexion sur les conventions orthographiques elles-mêmes, dont la complexité doit être étudiée avec toute la rigueur nécessaire.

Pour qu’une grande langue comme le français puisse apporter toutes ses richesses au plus grand nombre, pour que l’apprentissage de ces formidables outils que sont la lecture et l’écriture ne soit plus synonyme de supplice, il est urgent que la société s’empare de ce sujet, sans se laisser aveugler par une conception élitiste de la langue. Il en va de notre capacité à partager ce bien commun que représente l’écrit, d’autant plus dans le monde contemporain où nous n’avons jamais autant eu besoin de savoir lire et d’écrire.

The Conversation


Frases fetes

 

No sé si està als núvols, aquest noi.

Gentilesa UIC i FGC


Pronoms febles per a tots els públics

Quin és l’únic pronom feble d’aquest esquetx?

El 012 i la llengua

  • Si no fem un bon ús dels pronoms febles, els haurem de dedicar una Marató.
  • * tinc que dir-lis
  • * és ho que n’hi ha
  • * els Nadals
  • * la Nit Bona
  • * no m’emputxis
  • Porta’ls-ho i els el duus
  • * Truca-nos-los-hi

Versió molt completa i presentació seriosa:

  • FORMES

  • FUNCIONS

  • COMBINACIÓ


Verbs psicològics. Les persones, complements directes o indirectes.

El verb agradar és, probablement, el més popular d’un grup de verbs que usualment funcionen d’una manera diferent i que són anomenats verbs psicològics. Aquests verbs expressen el sentiment o la sensació d’una persona en relació amb algun objecte, i, normalment, es conjuguen d’una manera diferent a la resta. Encantar, interessar, plaure o molestar són alguns exemples d’aquest tipus de verbs que avui posarem en pràctica.
Aquests verbs sempre van acompanyats d’un pronom de CI o de CD i expressen un sentiment o una sensació.  Per una banda tenim un objecte que provoca una sensació (Subjecte) i una persona que experimenta aquesta sensació. Amb aquests verbs l’objecte fa la funció de subjecte mentre que la persona apareix representada a través d’un complement directe o indirecte.

El català per ser feliç

Els verbs agradar, repugnar, importar, xocar… són verbs psicològics en què el tema és el subjecte i l’experimentador el CI. En canvi, els verbs espantar, ofendre, molestar, fastiguejar, preocupar… són verbs psicològics en què el tema és el subjecte i l’experimentador el CD. L’estructura de les oracions amb aquest verbs és:

experimentador (CD o CI) – verb – tema (S)

[De vegades hem de] recórrer al diccionari per saber si un verb és transitiu o intransitiu. Això pot ser important a l’hora de decidir si hem de fer servir la preposició a o si hem d’utilitzar el pronom el o bé el pronom li.

  • interessarAquesta pel·lícula la/li pot interessar. [S’admet tant en l’ús transitiu com en l’intransitiu.]
  • encantarL’encanten les novel·les de Jesús Moncada. [En aquesta accepció, el DIEC només el recull com a verb transitiu, tot i que hi ha diccionaris que recullen l’ús intransitiu. Ésadir dóna preferència a l’ús intranstiu.]
  • estranyarNo sé per què l’estranya. [En aquesta accepció, el DIEC només el recull com a verb transitiu; en canvi, el GDLC només l’ús intransitiu.]
  • repugnarElla diu que li repugna trobar-se’l cara a cara. [verb intransitiu]
  • escriure: Li escriurem així que arribem a Mallorca. [Regeix un complement indirecte de persona; el CD és el text que escrivim.]

http://blogs.cpnl.cat/dsalat/archives/tag/complements-verbals

No li preocupa que els diccionaris s’actualitzin

Des de fa dos dies, al·leluia!, ja tenim el DIEC2 actualitzat amb la nova ortografia, inclosa la mediàtica reducció de diacrítics. Si hi busqueu adéu us durà a adeu, entre molts altres canvis. Però als lingüistes ens interessen més els canvis de tipus lèxic i sintàctic que també s’hi han fet aquest abril i que, en algun cas, fa anys que esperàvem.

Per exemple, per fi serà possible disseccionar un llibre o una obra d’art (fins ara els havíem de dissecar ). I també per fi podrem dir que a algú una cosa li preocupa o li molesta. Cal destacar-ho perquè molts manuals i llibres d’estil encara subratllen que és incorrecte i ho fan canviar per el preocupa o el molesta.

Alerta, però: el preocupa o el molesta continua sent correcte. La novetat és que, en certes frases, també ho és li preocupa i li molesta. Posem-ne exemples. El li no és bo a la frase “El que vas dir el va molestar / el va preocupar”, perquè aquí el ha passat de no estar molestat o preocupat a estar-ho: el que vas dir causa un canvi d’estat psicològic. Però sí que ho és a “No li molesta / no li preocupa que la gent fumi”, perquè només s’hi constata un estat invariable de li.

Quan són causatius i canvien l’estat, preocupar i molestar són plenament transitius i qui canvia d’estat és un OD. Quan són estatius i constaten un estat, tendeixen a ser intransitius i qui experimenta l’estat tendeix a ser l’OI (si bé el DIEC2 també admet que sigui l’OD). És un procés viu, en què la llengua està canviant, i és raonable esperar que un futur DIEC2 ja no admeti l’OD en el segon cas i estengui (i expliciti millor que ara) la dualitat OD/OI (causatiu/estatiu) a verbs del mateix tipus com ara sorprendre.

Com deien Teresa Cabré Monné i Jaume Mateu Fontanals en un fonamental article de l’any 1998, aquest canvi no afecta igual tots els dialectes, però afecta prou parlants i és prou general perquè la normativa no el pugui deixar de reflectir si pren com a base la descripció lingüística. Reflectint-lo ara, el DIEC2 demostra que vol ser el diccionari normatiu d’una llengua viva.

Albert Pla Nualart, 7-4-2017, http://llegim.ara.cat/opinio/No-preocupa-que-diccionaris-sactualitzin_0_1774022641.html

Història de la llengua: català, castellà, globalització, mitjans…

CLASSE DE CATANYOL   David Cirici

A classe em pregunten què és això del catanyol. Els podria contestar que és una paraula de broma, inventada per fer referència al català degradat pel contacte amb una altra llengua. També els podria dir que la trobo una bestiesa, però busco una resposta una mica més acadèmica. I mentre responc, veig que la paraula posa al mateix sac objectes de crítica massa diferents: una cosa són els errors de tota mena que fan els locutors, periodistes i tots els qui, d’una manera o una altra, haurien de contribuir a formar un model de llengua estàndard, i una altra cosa ben diferent és la pronúncia -amb totes les variants que vulgueu- pròpia dels qui han après el català quan ja eren grans, quan ja és difícil d’assumir un sistema fonètic diferent del teu.

Ara proliferen, a la xarxa, els correctors, aficionats o professionals, que es dediquen a la caça del barbarisme, el manlleu, el calc, la interferència i altres desgràcies que afecten el nostre idioma. En cacen a TV3, en cacen en textos d’escriptors i periodistes més o menys reconeguts, als diaris traduïts per robots, i també a l’ARA. Entenc que parlar del catanyol per fer referència a l’absència dels pronoms en o hi, o a l’ús calcat de ser i estar, pot ser una manera -que no comparteixo- de burlar-se o de cridar l’atenció del professional que està fent malament la feina. Però aleshores resulta trist que designi també la parla del qui té dificultats a pronunciar, per exemple, una essa sonora.

Els professors podem donar fe que ara, a diferència de fa vint anys, és impossible determinar per l’origen familiar si un alumne tindrà, o no, un bon nivell de català. Si féssiu una audició a cegues, com es fa amb els músics, descobriríeu que un accent de banyolí de tota la vida pot correspondre a un nen de família guineana, o que una nena que fa la geminació de la b en paraules com poble o moble va néixer a Lima i va arribar quan tenia tres anys. Això demostra que, amb la immersió, el sistema fonètic del català té possibilitats de sobreviure. Canviarà, sens dubte, en 700 anys, però el resultat no serà el catanyol.

El problema és d’un altre ordre, i no afecta només les llengües minoritàries. El problema és que els mitjans han afluixat el seu nivell d’exigència. I no crec que solució consisteixi a assenyalar, amb to burleta, els periodistes i locutors que fan malament la seva feina. Més amunt, hi ha algú que n’és responsable. O no?


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